
De quoi parle votre livre Le chaos des flocons ?
Ce roman raconte la rencontre entre deux femmes en marge de la société pour des raisons différentes. Une adolescente livrée à elle-même et une femme qui a tout perdu. Ensemble, elles vont construire un chemin pour guérir, affronter et rire de nouveau.
Pourquoi avez-vous écrit ce roman ?
J’ai écrit Le chaos des flocons, car j’avais envie de parler de choses rugueuses, difficiles, sans y mettre de fioritures autour. La douleur n’est pas quelque chose de joli et mon cœur, à ce moment-là de ma vie, avait envie de parler brutalement. Malgré tout, l’espoir nous porte et heureusement il fait jour de nouveau chaque matin ! La vie est comme ça…
Je ne voulais pas coller à un style pour vendre, je voulais parler de fissures et de guérison. De ces moments où la vie nous secoue et nous oblige à renaître. Alors j’ai posé les mots et j’ai laissé faire. Je cherchais l’authenticité.
Quelles ont été vos inspirations ?
En termes de littérature, je suis une grande fan de John Fante, notamment pour son personnage d’Arturo Bandini, si cynique et touchant à la fois, mais aussi Joyce Maynard, qui apporte poésie et sensibilité dans chacun de ses romans. J’aime aussi beaucoup l’écriture de Fabrice Caro dans sa manière très simple de faire des constats sur les gens, la société, la vie…
En termes d’histoire, il était important pour moi de raconter le deuil autrement, la maladie, la montagne. Un film aussi qui est dans mon cœur depuis toujours : « La vie est belle » de Frank Capra. James Stewart y est d’une intensité rare lorsqu’il supplie Dieu de revenir sur terre pour retrouver les siens.
Un extrait ?
J’essaie d’écrire. Coucher sur papier mon chagrin. Vivre au-dessus du vide que tu as laissé. Est-ce seulement possible d’être une funambule de la mort ? Je parle à mon ordinateur qui ne répond pas, sa seule conversation est de souligner mes fautes de syntaxe provoquées par l’alcool. J’en perds ma dextérité, je frappe les touches soit trop mollement, soit trop fort en fonction de mon état. Ivre et larmoyante ou bien sobre et en colère. Rien n’est construit, tout se casse la gueule, les mots s’en- chaînent mais ne se comprennent pas, ils se bousculent, chacun veut prendre sa place, maladroitement le plus souvent. Te faire exister à force de graphèmes.
Un dernier mot sur votre livre pour donner envie aux lecteurs ?
Si vous aimez les histoires intimes et lumineuses à la fois, alors le Chaos des flocons vous attend. Et Billie et Ava ont des tas de choses à vous raconter…
Sortie : 16 octobre 2025


